28.01.2010

EURO 2016

INTERVENTIONS DE NACEIRA VINCENT - CONSEIL MUNICIPAL DU 27 JANVIER 2010

Monsieur le Maire,

Compte tenu de l'hostilité que vous avez manifestée à l'égard de l'Euro 2016, nous avons été surpris d'être convoqués en toute hâte sans avoir le temps d'étudier les documents volumineux que nous avons reçus. Je ne suis pas la seule  à considérer votre position comme une volte-face car ce qui était vrai hier  ne l'est plus aujourd'hui. Puisque la candidature de la France est toujours soumise à la décision de la Fédération internationale, ne craignez-vous pas que celle-ci rejette notre pays du fait de l'attitude de certaines collectivités (Nante, Lens) dont elle a connaissance. Vous porteriez alors une lourde responsabilité devant l'opinion française.

Nous connaissons le poids des pressions dont vous avez été l'objet, votre rapport montre bien votre embarras, une sorte de « bout des lèvres » aucune allusion n'étant faite à la participation financière de la ville de Lens ce qui est quand même, vous l'admettrez l'essentiel dans le vote que vous nous  demandez! D'autant plus que les apports de l'Etat et des trois collectivités partenaires totalisent 67millions d'euros ce qui apparaît  nettement  insuffisant pour couvrir l'ensemble des dépenses. Ces dernières ne font l'objet d'ailleurs d'aucune estimation ce qui est pourtant possible approximativement.,

D'autre part, il se pose deux questions très importantes.

-La première: les élus du conseil général et de la communauté de Lens-Liévin accepteront-ils de participer si Lens reste à l'écart?

-La seconde: tout le monde s'accorde à reporter la charge la plus lourde sur le Racing-club de Lens alors que la rumeur lui attribue un endettement qu'il n'aura pas encore assumé en 2016 et qui l'empêche, dans l'attente, de recruter. Toutes les expériences le prouvent: les grands travaux sont toujours financièrement plus lourds dans le bilan final que lors des résultats des appels d'offres.

Tout l'édifice peut s'écrouler en cas de défaillance des dirigeants du club.

Aussi un audit sur la situation actuelle et les perspectives d'avenir du club s'impose-il en y associant toutes les parties concernées financièrement.

Quelques questions pour terminer :

-        L'Etat est plus généreux pour le foot que pour le Louvre: n'y a-t-il pas là matière à intervention pour les élus?

-        Refusant de participer à la coupe du monde en 1998, Lille doit faire face aujourd'hui à des dépenses considérables pour son grand stade. A  ce sujet, la presse a fait état d'une subvention de l'Etat pour Lille nettement plus importante que celle de Lens.

Qu'en pensez-vous?

-        Malgré tout le respect que nous devons au défunt Président de la cour des comptes, nous sommes hostiles à la privatisation du stade Bollaert qui doit demeurer dans le domaine public.

-        Le système des avances remboursables ne sera t-il pas dénoncé comme l'action de subventions déguisées?

-        Ne trouvez-vous pas anormale l'absence totale d'obligations imposées par la F.I.FA. En ce qui concerne le stade et la nature des aménagements dont il doit être l'objet, l'imposant volume qui nous a été adressée étant muet sur ces sujets.

20.01.2010

Europe Ecologie Nord Pas-de-Calais - Elections Régionales mars 2010

Suivez la campagne régionale d'Europe Ecologie Nord Pas-de-Calais sur :

http://nord-pas-de-calais.regions-europe-ecologie.fr/

MEETING NATIONAL D'EUROPE ECOLOGIE A LENS

Le 29 janvier, ils seront tous là...

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Téléchargez le Tract du Meeting de Lens.pdf

13.12.2009

Le maire annonce qu'il va porter plainte pour diffamation contre la conseillère Naceira Vincent (Verts)

dimanche 13.12.2009, 05:03 - La Voix du Nord

|  ON EN PARLE |

Le conseil municipal s'est réuni, vendredi soir, salle Richart de l'hôtel de ville. Tourisme et patrimoine.- ...

En préambule et à la demande du maire, Élisabeth Watine, présidente de l'office de tourisme et du patrimoine de Lens-Liévin, a présenté sa structure en compagnie de deux collaborateurs. Si la partie tourisme commence à se faire connaître, celle du patrimoine demande à être connue.

Il est vrai que le label Pays d'art et d'histoire n'a été obtenu qu'en 2008 par la communauté d'agglomération. Élisabeth Watine souhaite ardemment « un schéma cohérent de développement touristique ». Ce qui suppose de trouver des locaux à cet office qui est disséminé en trois endroits différents : rue de la Paix, Maison syndicale et Centre européen de la paix à Souchez. Guy Delcourt estime qu'en ce domaine touristique et patrimonial, « l'évolution des mentalités se compte en mois » et que « nous ne sommes plus en guerre de territoires ». Le maire de Lens entend travailler avec des villes comme Douai, Arras ou Valenciennes, dépassant ainsi les clivages politiques.

Tension entre le maire et Naceira Vincent.- Guy Delcourt a annoncé qu'il porterait plainte pour diffamation contre la conseillère (Verts).

Celle-ci a dénoncé une décision du maire autorisant l'ouverture de comptes à terme soit huit comptes de 500 000 euros chacun. « Légalement, un projet de délibération aurait dû être soumis au conseil municipal », a déclaré Naceira Vincent. À suivre au tribunal d'autant que l'affaire est complexe. Le maire a d'ailleurs rappelé que les propos tenus en conseil étaient enregistrés. Par conséquent, il suffit de les écouter pour se faire une idée.

Une commission pour le « bien-être » dans les services municipaux.- Après la série de suicides constatés à France Télécom, le maire a décidé de lancer une commission pour se rapprocher des quelque 600 agents de la ville. « Nous avons voulu vérifier que chez nous, il n'y avait pas de situation dramatique », a souligné Guy Delcourt. Cette commission sera présidée par le conseiller Guy Playet et circulera dans les services pour se mettre à l'écoute des agents. Il s'agira de dépister des situations difficiles comme les cas de surendettement, les difficultés familiales, le harcèlement au travail... Maison du projet.- Le conseil a voté la mise à disposition gratuite de l'ancien CAC Camus à la Région pour en faire la Maison du projet du Louvre-Lens. La collectivité régionale paiera les charges.

Nouvelles rues.- Maisons et cités vient d'achever un programme de 20 maisons à la cité du 12/14. Deux rues porteront le nom d'Aristide Briand, homme politique français, et d'Abel Tasman, navigateur néerlandais.

Des logements avenue Van-Pelt.- Quatre immeubles, détenus par la Ville, ont été cédés à la société ICF en vue de la réalisation de 21 logements. Ces immeubles sont situés avenue Van-Pelt et rue des 528-déportés-juifs. • PH. B.

12.12.2009

AU CONSEIL MUNICIPAL, NACEIRA VINCENT DEFEND LE PERSONNEL COMMUNAL ET DENONCE LE DOUBLE JEU CONCERNANT LE SERVICE PUBLIC

Image42.jpgDéputé socialiste, il critique la politique de Sarkozy de démantèlement du service public et de privatisation de La Poste. Maire, il sacrifie les services publics des droits de place, de l’entretien des pelouses et équipements sportifs et, récemment, des illuminations au profit du secteur privé et de personnels venus de Lille ou de Paris.

Il faudra bien payer le déplacement des personnels, des matériels et… les bénéfices des entreprises.

Aussi, Naceira VINCENT s’est élevée, au dernier Conseil Municipal, contre ces choix qui vont coûter plus cher à la Ville et, par conséquent, alourdir les impôts locaux par rapport à la période où les ouvriers communaux accomplissaient ces tâches.

Elle a dit : « Qu’a-t-on à reprocher à ces derniers ? Vous ne pourrez pas invoquer une insuffisance d’effectifs puisque depuis que vous êtes maire, vous avez recruté 233 personnes, les tableaux des effectifs du personnel communal soumis au Conseil Municipal faisant état de 414 agents en 1998 et de 647 récemment. »

Le personnel est inquiet. Il pense que le rouleau-compresseur ne s’arrêtera pas là.

On comprend mieux pourquoi les services techniques ont vu passer trois directeurs en dix ans.

LA DEFAITE DE LENS

Image32.jpgLens avait pris la première place des stades de la région avec le Coupe du Monde 1998 et, depuis lors, fait le plein avec parfois 40 000 spectateurs comme ce fut le cas contre Marseille où des places ont été refusées.

Alors que Lille réunit péniblement 13 000 spectateurs en recevant Valenciennes, voilà que Martine Aubry vient d’obtenir de l’Etat 54 M€ pour réaliser son Grand Stade.

Pendant ce temps, G. Delcourt refuse de soutenir la candidature de Lens à l’Euro 2016 où l’occasion serait belle de faire comme Lille.

Motif de ce refus : « le commerce serait seul à en profiter ». Pour nous, s’il n’y avait que cette raison, ce serait déjà suffisant pour accepter.

Se réjouir de l’arrivée du Louvre qui attirera du monde à Lens, c’est aussi se réjouir de l’attrait qu’exerce le stade Bollaert.

Quel est le maire de France qui refuserait de recevoir tous les quinze jours plus de personnes dans son stade que d’habitants dans la Ville ?

Il est regrettable à ce sujet de constater le désaccord entre le maire et le président de la région qui, reconnaissons-le, défend les intérêts de la Ville.

Aux dernières nouvelles, G. Delcourt aurait dit « oui » à condition que la Ville ne participe pas au financement ce qui ne manquera pas d’entraîner le refus de la Communaupole et celui du Conseil général.

Voilà donc le RCL seul à affronter les 100 millions d’euros à payer pour l’agrandissement du stade Bollaert.

Même avec la couverture de D. Percheron – à condition qu’il obtienne l’accord du Conseil régional après les élections – on se demande comment le RCL s’en sortira alors qu’il se trouve interdit de recruter des joueurs du fait d’une situation financière pour le moins délicate…

CE CHER LOUVRE, TROP CHER

Image22.jpgFallait-il inviter le Ministre de la Culture à la pose de la première pierre du Louvre (enfin !) à partir du moment où le gouvernement ne s’engage pas dans le financement ?

Le futur musée de Metz, en a pourtant bénéficié et personne parmi les élus ne demande à l’Etat français ce qu’il va faire des 850 millions d’euros payés par les émirs arabes pour avoir un Louvre à Abou-Dabi, où 300 œuvres d’art de Paris seront exposées (selon le journal « Le Figaro »). Que restera-t-il pour Lens ?

On comprend maintenant mieux pourquoi Lens a été choisie, l’Etat – décidé à ne pas investir un euro dans le projet – préférant une ville de même couleur politique que les collectivités appelées à payer (région, département, communauté), les autres villes candidates (Arras, Calais, Valenciennes) ne remplissant pas cette condition.

C’était donc un « cadeau pas gratuit » sur lequel les élus se sont jetés. Les bulletins de triomphe se gardent bien de calculer la note d’impôts à payer. Les contribuables les moins aisés de France parmi lesquels les lensois paieront plus que tout le monde avec les dépenses considérables non subventionnées prévues aux alentours du Louvre et pour la plupart non justifiées. Je l’ai dit au Conseil Municipal.

ATTILA EST DE RETOUR ?

Image12.jpgDes esprits chagrins disent que des folies destructrices hantent l’Hôtel de Ville.

Il est vrai que l’on parle plus de détruire que de construire à Lens.

Des écoles relativement récentes sont rasées alors que personne ne se plaignait de leur état. Un quartier entier du centre-ville, celui des gares, va disparaître. On n’ose pas l’avouer avant les élections (à cause des Verts ?) mais le jardin public de la pépinière au carrefour Bollaert serait sacrifié sur l’autel du tramway.

On n’est pas bavard non plus sur le magasin ED au parking Bollaert ni sur la mosquée priés de déménager ? Comme pour Nexans, on compte là aussi sur le privé.

On sait déjà que le tennis est sacrifié au jardin public et à la Halle Bertinchamps. Ce sera bientôt le tour de la piste de cyclisme avec le stade Garin condamné tout comme les Ets Zins où le personnel a été chassé.

Le maire a autorisé la démolition de la maison du directeur des Houillères à la Faculté Jean Perrin et celle de l’éclusier avenue Van Pelt. Elles auraient pourtant pu accueillir des familles mal logées ou être utilisées à des fins sociales.

Tout ceci laisse une désagréable sensation de ville en déclin et même de ville morte. D’autant plus que le moindre prétexte est bon pour supprimer, rayer, fermer ce qui existe.

Exemples : les centres d’animation jeunesse (CAJ), les fournitures aux collégiens, les bourses aux étudiants, la salle Bernard Chochoy au jardin public, les bancs, les toilettes publiques fermées en ville, le parking du stade Bollaert (même lorsqu’il y a 40 000 personnes), …etc.

Enfin, lorsqu’il arrive que l’on reconstruise après démolition, l’usager ne retrouve pas le confort antérieur. C’est le cas des gares avec la disparition des arbres, des WC publics, des boites aux lettres, du stationnement et l’apparition d’un pavé glissant que n’apprécient guère les valises à roulettes.

Le comble, c’est la disparition du bâtiment chauffé qui abritait les usagers des cars, livrés aujourd’hui à la pluie et aux vents très forts à cet endroit.

UNE DEGRINGOLADE ELECTORALE QUI SENT LE DECLIN

Lens est la ville du Nord-Pas-de-Calais où le PS a perdu le plus de voix lors des élections européennes de juin dernier : 25% contre 41% lors de la même élection précédemment. Perte : 16%. Sur 100 lensois, 8 seulement ont voté PS. Pas de quoi être « fier d’être Lensois »… à la Mairie.

Signe prémonitoire ? C’est Decourcelles, ex-leader du PC, qui a signé le papier du groupe socialiste dans le bulletin municipal.

Guy DELCOURT a peut-être fait un autre choix : au Conseil Municipal du 15 mai dernier, il déclare s’adressant à Patrick Boursier (UMP) : « J’espère qu’un jour vous prendrez la tête de la ville »…

Toujours admiratif, le maire a dit lors de sa conférence de presse du 9 mars dernier : « Les listes UMP sont bien ficelées… La jeunesse UMP mieux considérée que le mouvement des jeunes socialistes… ». Besson et Kouchner font école.

LENSOISES, LENSOIS,

Vous avez payé 6 millions d’euros d’impôt à tort : Naceira VINCENT en a demandé le remboursement aux contribuables. En réponse, le maire l’attaque en diffamation.

Les rapports au dernier Conseil municipal ont révélé que 4 millions d’euros dormaient dans les caisses de la Ville.

Ajoutant à cette somme le versement à une filiale de Bouygues d’environ 1,5 millions d’euros que la Ville n’avait pas l’obligation de payer.

On en arrive, après quelques dépenses diverses, aux 6 millions d’euros d’impôt que les lensois préféreraient avoir utilisé afin d’améliorer leur pouvoir d’achat.

Sans s’expliquer, Guy DELCOURT s’est emporté, menaçant Naceira VINCENT de l’attaquer en justice pour diffamation.

Nous l’attendons de pied ferme.